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mercredi 29 avril 2026

Télétravail

À l’heure où les circonstances (prix des carburants) exigeraient davantage de souplesse sur le télétravail, les remontées du terrain nous permettent d’observer une forme d’anticipation du recul du Télétravail annoncé par la Direction. Cette tentative de recul intervient alors que l’accord actuel n’est pas encore arrivé à mi-parcours. 

En effet, alors que l’accord télétravail en cours doit produire ses effets jusqu’à fin 2027, un premier bilan amène à déplorer que le vendredi de présence sur site continue à être régulièrement présenté comme venant compléter les deux jours obligatoires.

Ni de renoncer à l’application d’un accord en cours.

Ni d’hypothéquer le contenu d’une future négociation plus d’un an avant qu’elle soit ouverte.

À titre d’exemple, elle demandera pour les séniors proches du départ à la retraite, l’accès à un 4ème jour de télétravail.

À la CFDT, nous voyons dans la volonté de réduire le volume de télétravail un manque de confiance du top management dans l’investissement des salariés, et ces derniers le ressentent.

À l’heure où, dans son rapport annuel, la médecine du travail constate une hausse du stress et de l’anxiété, avec pour premières causes la surcharge de travail et les rapports avec la hiérarchie (elle-même mise sous pression), la réduction imposée du télétravail ne doit pas être une priorité. La Direction doit avant tout traiter les causes du mal-être en s’attaquant aux problèmes précités. 

Si cette approche prévalait, nous ne doutons pas que les salariés prendraient naturellement plaisir à revenir plus fréquemment sur site, tout en sachant que la possibilité de télétravail reste disponible en cas de besoin.